Weezevent : billetterie et cashless de festival, mode d'emploi
35 millions de billets délivrés en une seule année, 61 millions de transactions cashless : c’est le volume que fait passer Weezevent, chaque saison, dans les mains des organisateurs de festivals français. Tu ne verras jamais le nom sur une affiche, mais si tu as acheté un pass pour le Hellfest ou rechargé un bracelet aux Vieilles Charrues, tu es déjà passé par son système.
Weezevent est une entreprise française qui vend deux choses aux organisateurs d’événements : un logiciel de billetterie en ligne, et un système de paiement sans contact pour le camping, les bars et les stands de nourriture sur place. Pour toi, ça se traduit en deux endroits précis : un compte sur my.weezevent.com où dorment tes billets, et un bracelet ou une carte qui remplace ton porte-monnaie pendant trois jours.
0,99 € ou 2,5 %la commission par billet, payée par l'organisateur, parfois répercutée sur le prix affiché
400+ festivalséquipés en cashless par Weezevent, Hellfest et Vieilles Charrues compris
8 à 10 joursle délai moyen avant de revoir son solde cashless sur son compte bancaire
Retrouver ses billets sur my.weezevent
Le billet part par e-mail dès l’achat, en pièce jointe ou en lien de téléchargement, sous forme de fichier PDF avec un QR code. C’est ce mail qu’il faut rouvrir en premier : cherche « Weezevent » ou le nom du festival dans ta boîte, sans oublier les spams et l’onglet promotions de Gmail.
Si le mail reste introuvable, la billetterie de l’événement porte presque toujours un encart « Déjà commandé ? Retrouvez vos billets ici ». Il suffit d’y saisir l’adresse utilisée à l’achat pour recevoir un nouvel envoi. Une adresse mal orthographiée au moment de payer est la cause la plus fréquente d’un billet qui « n’arrive jamais ». Vérifie d’abord que tu cherches dans la bonne boîte.
Un compte créé sur my.weezevent.com centralise en plus tous les billets achetés avec la même adresse, quel que soit le festival, avec la facture et l’historique. Il n’est pas obligatoire pour acheter, mais il évite de rouvrir dix mails différents la veille d’un départ.
Comment fonctionne le cashless en festival
Le principe tient en un geste : tu approches ton bracelet ou ta carte d’un terminal, et le montant est débité d’un compte que tu as rechargé au préalable. Ni espèces, ni carte bancaire à sortir à chaque bière : ça accélère les files devant les bars, et c’est l’argument que les organisateurs mettent en avant. Il tient sur le terrain, en plus : Weezevent annonce que le système continue de fonctionner même quand la connexion Internet du site coupe, une situation courante sur un terrain agricole transformé en festival pour trois jours.
La recharge se fait de deux façons : en ligne avant de partir, ou sur place à un point cashless, en carte bancaire ou en espèces. Le Hellfest et les Vieilles Charrues utilisent tous les deux ce système pour leurs bars et stands, le second depuis 2015 déjà, assez pour qu’une bonne partie des festivaliers bretons l’aient déjà eu au poignet. D’autres gros événements font un choix différent : le Tomorrowland belge s’appuie sur son propre dispositif, pas sur Weezevent. Le nom du prestataire cashless change d’un festival à l’autre, et mieux vaut le vérifier avant de partir que le supposer.
Récupérer son solde après le festival
La demande de remboursement s'ouvre après l'événement, pour une durée limitée fixée par chaque organisateur : quelques semaines en général, pas des mois. Passé ce délai, le solde n'est plus réclamable. Il est versé à une association partenaire ou reversé à l'organisateur, selon ce qui a été choisi pour cet événement précis.
La démarche se fait en ligne, depuis le compte cashless : demande de remboursement, IBAN et BIC, puis validation. Compte ensuite 8 à 10 jours pour que Weezevent traite la demande, et 1 à 3 jours ouvrés de plus pour voir l’argent sur ton compte bancaire. Un montant minimum peut s’appliquer en dessous duquel le remboursement n’est pas déclenché, et certains événements retiennent des frais de traitement sur la somme rendue. Les deux varient d’un festival à l’autre, ce qui explique pourquoi la même démarche donne des résultats différents d’un copain à l’autre.
Certains organisateurs proposent une alternative au remboursement bancaire : reverser tout ou partie du solde restant à une association, en un clic depuis le même formulaire. C’est une option, jamais une obligation.
« Weezevent Dijon » sur un relevé bancaire, c’est quoi
Si une ligne « BILLETS WEEZEVENT DIJON FRANCE » ou « TICKET WEEZEVENT » apparaît sur un relevé bancaire sans que le nom évoque quoi que ce soit, il n’y a rien d’inquiétant. C’est le nom sous lequel la société facture, quel que soit le festival ou l’événement pour lequel le billet a été acheté : associatif, professionnel, ou un concert isolé pris pour quelqu’un d’autre. Dijon est le siège historique de la société Weezevent SAS, enregistrée là depuis sa création en 2008, même si l’essentiel des équipes travaille aujourd’hui depuis des bureaux en région parisienne.
Pour identifier l’achat, la méthode la plus rapide reste de fouiller sa boîte mail à la date exacte du prélèvement plutôt que d’interroger sa banque : le libellé du relevé bancaire ne dit jamais quel événement a été payé, seulement qui a encaissé.
Ce qu’on reproche à Weezevent
Sur Trustpilot, la plateforme affiche une note de 4,7 sur 5 pour plus de 10 500 avis, une moyenne haute portée surtout par des organisateurs satisfaits du logiciel de vente. Du côté des festivaliers, les critiques reviennent sur des points plus précis : des soldes cashless qui restent bloqués plusieurs mois sans réponse du support après une relance, des frais de conversion inattendus quand la carte utilisée n’est pas en euros, et un accès au wifi du site parfois trop instable pour recharger son compte en pleine affluence.
Rien de tout ça n’est propre à Weezevent : les mêmes plaintes reviennent sur n’importe quel système cashless d’un gros événement en plein champ. Mais elles justifient un réflexe simple : recharger en ligne avant de partir plutôt que de compter sur le wifi du site, et lancer la demande de remboursement dès la fin du festival plutôt que de la remettre à plus tard.
Weezevent, Shotgun, Ticketmaster : les autres noms que tu croises
Un festival sur deux n’utilise pas Weezevent, et il vaut mieux savoir à qui on a affaire avant de chercher où sont passés ses billets.
| Weezevent | Shotgun | Ticketmaster | |
|---|---|---|---|
| Terrain de jeu | Festivals, associations, salons | Soirées, clubs, festivals urbains | Stades, tournées, gros concerts |
| Cashless intégré | Oui, marque propre | Non | Non |
| Revente entre particuliers | Rare, dépend de l’organisateur | Intégrée à l’appli | Fan-to-Fan officielle |
| Où on le rencontre | Hellfest, Vieilles Charrues, salons pro | Soirées parisiennes, petits festivals | Concerts en stade |
Shotgun cible d’abord les soirées et les clubs, avec une appli pensée pour un public plus jeune et une revente entre particuliers intégrée par défaut, que Weezevent laisse au choix de chaque organisateur. Ticketmaster joue dans une autre catégorie : les stades et les tournées d’artistes internationaux, avec des files d’attente virtuelles propres aux grosses mises en vente, sans rien d’équivalent au cashless. Le nom qui apparaît sur ta confirmation de commande dépend uniquement du prestataire choisi par l’organisateur de l’événement, jamais d’un choix que tu fais toi-même.