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Festival Live au Campo suspendu : John Bertrand de Fadas Event déplore l'absence de soutien politique pour préserver un événement culturel majeur en plein cœur de Perpignan

Live au Campo, le rendez-vous estival qui avait pris racine au cœur du Campo Santo de Perpignan, ne reviendra pas en 2026. Dix ans après sa création, la manifes…

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Festival Live au Campo suspendu : John Bertrand de Fadas Event déplore l'absence de soutien politique pour préserver un événement culturel majeur en plein cœur de Perpignan

Live au Campo, le rendez-vous estival qui avait pris racine au cœur du Campo Santo de Perpignan, ne reviendra pas en 2026. Dix ans après sa création, la manifestation, qui s’était longtemps déroulée fin juillet dans une configuration à gradins, a connu un tournant en 2025 : une édition organisée fin novembre, debout sous tente, fragilisée sur le plan artistique et financier. John Bertrand, récemment nommé directeur général de Fadas Event en septembre 2025 — la structure délégataire du groupe La Dépêche pour plusieurs festivals du sud de la France — explique que la décision de suspendre l’événement tient à une série de contraintes logistiques, économiques et à une absence de soutien politique perçue pour la préservation culturelle au centre-ville. La Ville de Perpignan, pour sa part, invoque la période électorale et sa volonté de rester souveraine sur la programmation événementielle. Entre déception des publics historiques, coûts accrus (tente, montage, sécurité) et réunions annulées, le dossier se fige pour l’instant, sans toutefois mettre un terme définitif à la marque Live au Campo.

  • Création : il y a dix ans, installation historique fin juillet au Campo Santo.

  • Édition 2025 : tenue fin novembre, configuration debout sous tente et en déficit.

  • Motif principal : fragilité économique et logistique, plus manque perçu de soutien municipal.

  • Statut 2026 : Campo suspendu — pas d’édition en 2026, suspension annoncée par Fadas Event.

  • Voies possibles : reprise si dialogue et engagements concrets de la Ville.

Pourquoi Live au Campo est suspendu : éclairage sur les raisons économiques et politiques

La décision de suspendre le Festival Live au Campo repose sur plusieurs facteurs imbriqués. Sur le plan économique, l’édition 2025 a nécessité une structure sous tente et une configuration sans gradins, qui ont fait grimper les coûts techniques et diminué la recette billetterie. Ces modifications ont transformé un événement historiquement viable en projet à risque.

Sur le plan relationnel et politique, John Bertrand décrit des échanges initiaux prometteurs avec la Ville de Perpignan, suivis d’un retrait progressif : des réunions annulées et l’impression d’un manque de volonté à maintenir la manifestation artistique dans son format traditionnel. Ceci alimente le sentiment d’absence de soutien politique pour un événement perçu comme partie intégrante de la culture locale.

Le résultat : une suspension décidée pour préserver la marque et éviter des pertes irréversibles, en espérant une relance future si des garanties apparaissent.

Le calendrier serré de la production événementielle

Produire un festival demande souvent douze mois de préparation. Les équipes de Fadas Event ont formulé des propositions dès janvier 2026, mais la réponse tardive (annoncée au mieux pour mai) rend toute organisation impossible pour la saison 2026.

Ce décalage temporel est au cœur du problème : demander des éléments financiers et techniques si proches de l’été équivaut à priver les équipes de la possibilité de construire une programmation solide et une billetterie performante.

La conséquence immédiate est la suspension de l’édition 2026, décision difficile mais prudente pour éviter une répétition des déficits observés en 2025.

Dialogues rompus : les rencontres manquées entre Fadas Event et la municipalité

Après l’édition de novembre 2025, John Bertrand a demandé une série d’échanges pour poser des cadres et proposer des solutions techniques — alternatives aux gradins, scénarios économiques, partenariats privés. Une première réunion en janvier 2026 a laissé entrevoir une possible reprise du dialogue.

Pourtant, une seconde réunion prévue début février a été annulée par un simple courriel, ce qui a été vécu comme un « non‑recevoir ». Cette absence de suivi nourrit la perception d’une absence de soutien politique pour la préservation culturelle d’un événement ancré en centre-ville.

La Ville a répondu publiquement en rappelant qu’aucune décision ne serait prise avant les élections de mars 2026 et qu’elle souhaite rester souveraine sur sa programmation culturelle. Le point de friction demeure donc autant politique que pratique.

Les enjeux techniques et financiers détaillés

Les principaux postes de dépense qui ont pesé sur l’équation économique sont la structure (tente), la sécurité, la mise aux normes des installations et l’adaptation au format debout. Ces coûts fixes, combinés à une billetterie plus fragile hors saison estivale, ont fait basculer le budget en déficit.

Fadas Event affirme avoir cherché des solutions (réduction des cachets, sponsors techniques, mutualisation d’équipements), mais sans engagement clair de la Ville, ces efforts restaient insuffisants. L’impact sur le public historique a été immédiat : incompréhension et frustration face à un festival rendu méconnaissable.

Comparaison des éditions : 2016–2026

Année

Date (période)

Configuration

Observation

2016

Fin juillet

Gradins, estival

Inauguration et accueil enthousiaste

2019

Fin juillet

Gradins, programmation internationale

Pic d’affluence et identité forte

2024

Fin juillet

Gradins

Maintien du format historique

2025

Fin novembre

Tente, configuration debout

Édition en déficit, contraintes techniques

2026

Saison estivale prévue

Suspension annoncée

faute d’accords

Conséquences pour la scène locale et la programmation régionale

La suspension d’un festival ancré comme Live au Campo fragilise un écosystème. Pour les artistes, c’est une perte d’un tremplin local ; pour les commerçants, une baisse de fréquentation ; pour la ville, une diminution de visibilité culturelle.

Il existe pourtant des modèles de relance : partenariats publics-privés, mutualisation d’équipements entre festivals régionaux et co‑programmations. Des rendez-vous similaires en France ont resurgi après des années de pause grâce à de nouveaux accords financiers et un vrai engagement politique.

Pour ceux qui veulent suivre d’autres scènes régionales et les programmations à venir, consultez par exemple la page des programmations des Vieilles Charrues 2026 ou le calendrier des festivals à Toulouse via Dansorama Toulouse. Ces références montrent qu’avec une organisation en amont, la relance est possible.

Que pourrait-on faire pour relancer Live au Campo ? pistes concrètes

  • Rétablir le dialogue politique : calendrier clair, engagements écrits sur la mise à disposition du site.

  • Plan financier transparent : garantie partielle de cofinancement ou facilités logistiques (gradins, stockage).

  • Format hybride : combiner un temps fort estival avec micro‑formats hors saison pour maintenir la marque vivante.

  • Partenariats locaux : impliquer commerces, offices de tourisme et institutions culturelles pour mutualiser les risques.

  • Communication avec le public : explications claires sur les contraintes techniques et économiques pour restaurer la confiance.

Ces pistes ont été mises sur la table par Fadas Event dès le début 2026, mais demandent un engagement politique et des délais compatibles avec la production d’un festival.

Exemple concret : comment une autre ville a sauvé son festival

À titre d’exemple, une petite cité de la côte méditerranéenne a transformé un festival en difficulté en l’espace de deux saisons en signant un protocole d’accord public-privé. Le succès est venu d’un planning clair, d’un prêt de matériel municipal et d’un soutien marketing partagé. Cela a permis une reprise progressive et durable.

Le cas montre qu’avec des décisions précises et rapides, la marque peut retourner au devant de la scène. C’est le type d’issue que souhaitent voir John Bertrand et les équipes de Fadas Event.

La balle est désormais en partie dans le camp des décideurs locaux. Sans engagement concret, la suspension reste la position la plus responsable pour préserver l’avenir financier et artistique du concept Live au Campo.

Pourquoi n’y aura‑t‑il pas d’édition Live au Campo en 2026 ?

La suspension résulte d’une combinaison de fragilité économique liée à l’édition 2025 (coûts de tente, sécurité, configuration debout), du manque d’engagement clair de la Ville de Perpignan et d’un calendrier de production trop court pour organiser sereinement une édition estivale.

Fadas Event a‑t‑elle proposé des solutions de relance ?

Oui. L’équipe dirigée par John Bertrand a présenté plusieurs scénarios financiers et techniques, des alternatives aux gradins et des propositions de partenariats. Ces offres n’ont pas obtenu de réponse favorable ou de calendrier ferme de la part de la municipalité avant la période utile.

La suspension signifie‑t‑elle la fin définitive du festival ?

Non. Fadas Event parle de suspension et non d’arrêt définitif. La marque Live au Campo est préservée et pourra revenir si un dialogue constructif et des engagements sont trouvés entre l’organisateur et la Ville de Perpignan.

Quel impact pour la scène locale ?

L’impact est réel : moins d’opportunités pour les artistes locaux et une perte d’activité économique pour les commerçants et prestataires. Cependant, des alternatives régionales et des festivals voisins continuent d’animer la scène et peuvent offrir des relais.